Les notes du 5

Henri
Journaliste
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On n’est qu’en novembre, mais 2012 aura été une année folle.

59 titres pour Noël 2012, 59 titres d’un seul coup. Tellement Sufjan Stevens dans l’esprit. 

(Source : Spotify)

Fabien Dalzin - Je ne suis pas un pianiste.

Oh non, je ne suis pas un pianiste. Mais qui sait, un jour.

Aude Picault - "Papa" (2006- rééd. 2012) L’Association
Je me souviens de ce type qui m’avait dit un jour, dans une librairie près de République : “Aude Picault, quand tu commences, tu ne t’arrêtes plus, et t’en as pour 60 balles." Je n’avais jamais vraiment lu Aude Picault, hormis les deux microtomes de "Moi Je". Et Amandine m’avait parlé de “Papa”. Je savais que cette BD était particulière, parce que tout le monde affichait un visage un peu grave au moment d’évoquer le titre. 
Et pour cause, Aude Picault dessine le suicide de son père. Elle dessine son corps sur le sol, ce corps putréfié découvert une semaine après le tragique événement. Elle se dessine elle-même, larguée et perdue au milieu de cet appartement. La force de cette BD, c’est le paradoxe entre la dureté de l’histoire et la naïveté du dessin, qui font que l’on se prend ce récit en pleine face, sans vraiment pouvoir esquiver quoique ce soit.
La BD est sortie une première fois en 2006, elle a été rééditée en mai 2012. Cette petite chronique arrive donc très tard, mais quand c’est bien, ce n’est pas très important. 

Aude Picault - "Papa" (2006- rééd. 2012) L’Association


Je me souviens de ce type qui m’avait dit un jour, dans une librairie près de République : “Aude Picault, quand tu commences, tu ne t’arrêtes plus, et t’en as pour 60 balles." Je n’avais jamais vraiment lu Aude Picault, hormis les deux microtomes de "Moi Je". Et
Amandine m’avait parlé de “Papa”. Je savais que cette BD était particulière, parce que tout le monde affichait un visage un peu grave au moment d’évoquer le titre. 

Et pour cause, Aude Picault dessine le suicide de son père. Elle dessine son corps sur le sol, ce corps putréfié découvert une semaine après le tragique événement. Elle se dessine elle-même, larguée et perdue au milieu de cet appartement. La force de cette BD, c’est le paradoxe entre la dureté de l’histoire et la naïveté du dessin, qui font que l’on se prend ce récit en pleine face, sans vraiment pouvoir esquiver quoique ce soit.

La BD est sortie une première fois en 2006, elle a été rééditée en mai 2012. Cette petite chronique arrive donc très tard, mais quand c’est bien, ce n’est pas très important. 

"J’aime bien Paris" - Aude Picault ("Moi je" 1.)